Gouvernance du futsal FFF: les clubs (de la Laurafoot) veulent du changement

La France, pays de la verticalité. La France, pays du centralisme. La gestion du football en salle FFF ne déroge malheureusement pas à la règle. La « vieille institution » créée en 1919 tient les rênes de « son » futsal FFF – estampillé « football diversifié »– en y édictant son fonctionnement et ses règlements unilatéralement depuis Paris, plaqués sur ceux du football en herbe. Mus par une volonté de changement, de nombreux clubs – qui n’auront connu que la FFF ou ayant débuté au futsal bien avant 1995 – se plaignent de plus en plus de la situation, qui plus est dans un contexte d’arrêt des compétitions depuis mars 2020. Ce temps long à la réflexion est propice à la proposition. Si certains grincent des dents en silence, si d’autres n’osent s’exprimer par dépit ou mollesse, certains clubs tentent, à l’image des clubs de la Laurafoot (Auvergne-Rhône-Alpes) de faire bouger les lignes … et le mastodonte FFF. MadeInFutsal a décidé logiquement de relayer l’initiative et la volonté de ces clubs de faire bouger les choses.

Le futsal par les clubs de futsal: « Faire évoluer la discipline dans le bon sens, démocratiquement »

Le « futsal fait partie de la famille du football ». Cette phrase, tous les clubs l’entendent. De Lille à Cannes. De Strasbourg à Toulouse. Sauf qu’en termes d’évolution (dans le bon sens) de la discipline, ce ne sont pas tellement les clubs de football en salle qui agissent et influent sur le développement de celle-ci. Très minoritaires dans les assemblées de Ligue, ce sont les clubs qui n’ont aucune activité futsal qui représentent la majorité et pèsent sur les votes destinés au futsal. La tradition est souvent que les voeux de clubs de foot en salle soient systématiquement rejetés en assemblée de ligue ou de district. « Juste avant le temps de la buvette », les différents voeux seront rapidement expédiés par les « maîtres de cérémonie » et les « mises aux votes pour le futsal » sont souvent rejetés avec des scores dignes de pays totalitaires. La buvette n’attend jamais, c’est bien connu, au « pays de la ripaille et du tord-boyau ». Il n’y a pas à en vouloir aux clubs de football à 11. Après tout, le football n’est pas du futsal. Les scores aux votes sont finalement logiques. Le contrôle-semelle n’est pas le contrôle-crampon. Implacable constat de dire que la démocratie ne fera pas avancer le développement du futsal. Comment faire?

L’initiative de clubs d’Auvergne-Rhône-Alpes mérite qu’on s’y penche. La demande initiale des clubs de la Laurafoot intervient en mai 2020, au plus fort de la 1ère vague de pandémie de Covid. Un constat de ne pas être écoutés et considérés. Comme nous l’indique un président de région lyonnaise, le sentiment « d’être abandonné et que les spécificités des clubs de futsal ne sont pas compris« . Une lettre envoyée au président de la Laurafoot (que nous nous sommes procurés) présente une revendication unique et d’une rare simplicité: la tenue d’Etats Généraux du futsal régional et la création d’une Assemblée Générale de Ligue spécifique aux seuls clubs de futsal. Vaste sujet.

Regroupés dans un collectif de 24 clubs évoluant en R1 et R2, et issus de tous les départements représentés dans les championnats régionaux, l’initiative à de quoi interpeller. Une première en France. « Existentielle » aux yeux de ses clubs, cette demande (ci-dessous) a comme pour but de « faire évoluer la discipline dans le bon sens, à savoir démocratiquement« ; ces mêmes clubs « attendant des actes forts de la ligue régionale« .

La lettre des clubs de la Laurafoot réunis en collectif (mai 2020)

La Ligue régionale Auvergne-Rhone-Alpes (Laurafoot), en mai 2020, répondra rapidement aux différents clubs sur le fait qu’elle était disposée à rencontrer les clubs réunis en collectif, arguant qu’il serait difficile de prévoir une rencontre dans l’immédiat en raison du Coronavirus, même en visioconférence. Tout en n’omettant pas de leur préciser qu’elle préférait le terme « d’Assises Générales » à celui « d’Etats Généraux« . Il est aussi vrai qu' »être assis » est plus réconfortant que des états généraux, synonymes de changement. Rappelons au passage qu’une assemblée des Etats Généraux, sous la royauté, réunissait tous les ordres (noblesse, clergé, tiers-état) et était habilitée à réformer. Des Assises, quant à elles, ne réforment rien et ne consiste qu’à converser. Un seul décide au final.

Sacré centralisme. Sacrée verticalité.

Les clubs, force de proposition ? Pas pour tout de suite.

Selon l’un des présidents de clubs signataires et membre du collectif, « les clubs espéraient pouvoir être reçus avant l’été, même en visio, et notamment avant le conseil de ligue du 10 juillet, afin de pouvoir proposer et débattre, en vue de la saison 2020-2021« . Toujours selon ce même président, l’objectif « était de pouvoir aussi, au-delà du vote des clubs de futsal et du vote des règlements, de pouvoir parler de compositions des poules, de sécurité, de l’implication des clubs. Surtout ne pas attendre la traditionnelle réunion de début des championnats de septembre, nous mettant sur le fait accompli que rien n’évoluerait ».

Une seconde lettre envoyée en juillet, faute de réponse

Les clubs de futsal n’auront au final droit qu’à leur traditionnelle réunion de rentrée des clubs à la fin du mois de septembre: présentation des journées de championnat, présentation des nouvelles règles du futsal FIFA. Tout était déjà prêt pour eux. Ils n’auront participé à aucune réflexion pour faire évoluer l’organisation et le développement du futsal dans leur région. Tout est décidé par avance. Les clubs ne voulaient pourtant que co-construire avec leur Ligue la discipline qui les passionnent au quotidien. Plus la peine d’hésiter sur les appellations: Etats généraux ou Assises, rien n’aura au final lieu. Et le Covid n’y est au final pas pour grand chose, excuse toute trouvée pour ne pas permettre aux différents acteurs de se rencontrer, d’échanger, de changer les choses. Les clubs régionaux n’auront pu influer sur rien. Un « je vous ai compris » gaullien aurait suffit. Ce sera le silence en réponse.

Les clubs, force de proposition ? Pas pour tout de suite. Logique implacable: plus tellement pris au sérieux à présent les clubs de futsal; eux qui ont trop souvent gardé le silence. En ce mois de mars 2021, aucunes Assises ou Etats Généraux n’aura eu lieu. Rebelote pour la saison 2021-2022? Si le Covid permet de fouler les parquets…

Sacré centralisme. Sacrée verticalité.

A défaut d’influer sur leur région, de vraies revendications portées au niveau national …

Seule lueur d’espoir- et cela est sans doute une première en France– il aura émergé de ce collectif de clubs de la région Auvergne-Rhône-Alpes de vraies propositions, pouvant profiter à tous les clubs de l’Hexagone. A défaut de pouvoir influer -pour l’instant- sur la gouvernance de « leur » futsal régional, des propositions nationales auront tout de même été transmises à la Laurafoot, dans un document de « proposition de modifications règlementaires concernant la pratique du futsal« , devant être envoyé en leur nom (document que nous avons réussi à nous procurer -ci-dessous).

A défaut donc d’Etats Généraux régionaux ou de réelles prises en compte des demandes au niveau d’Auvergne-Rhône-Alpes, il aura été au moins convenu fin septembre que ce document émanant du collectif de clubs et regroupant 5 propositions nationales concrètes, puisse donc être transmis par la ligue directement à la FFF en prévision de l’Assemblée Générale du 12 mars 2021.

Ces propositions sont très intéressantes dans le fond (détail ci-dessus):

  • Voeu n°1: modification des règles d’accession interrégionale futsal, permettant une meilleure représentation de certaines régions compte tenu de leur poids.
  • Voeu n°2: indemnité de préformation (article 56 des règlements généraux de la FFF), afin que tous les acteurs du futsal soient reconnus dans le parcours de préformation des jeunes.
  • Voeu n°3: réforme du statut de l’arbitrage, avec autorisation de la double-licence (article 29 et 60).
  • Voeu n°4: réforme de la Coupe Nationale Futsal, sur la question de la participation des équipes de football ne pratiquant pas de futsal en championnat (article 3, art.7).
  • Voeu n°5: possibilité du surclassement des U16 en séniors, comme c’est déjà le cas en Féminines ou au Pôle France Futsal de Lyon.

Enfin de vraies propositions portées au niveau national issues d’un vrai consensus entre des clubs régionaux tous plus différents les uns que les autres, tant structurellement, socialement ou idéologiquement. Pour une fois, de vraies revendications, officielles, émanant de clubs, unis pour l’occasion.

Une avancée notable dont devrait tirer parti les instances du futsal FFF, même si toutes les revendications de tous les clubs ne figurent pas dans le document; certains en demandant plus:

  • « abrogation du statut des éducateurs de futsal actuel »
  • « interdiction et annulation (…) de toutes les promotions express de nouvelles sections issus du foot à 11, contraires à l’éthique »
  • Suppression des droits de mutation pour tout nouveau club de futsal
  • Indémnités de déplacement au niveau régional
  • sélections en équipes nationales FFF (ou régionales) des seuls joueurs évoluant en championnat futsal durant l’année
  • Dotations en Coupe Nationale, comme à 11.
  • Meilleure promotion en milieu scolaire.
  • Lutte contre toute forme de discrimination »

… mais des revendications qui porteront réellement au niveau national ?

En pleine période d’élections à la FFF, qui verra Noël LE GRAET réélu par le vote des présidents de Ligues et de Districts notamment, les clubs de Rhône-Alpes et d’Auvergne avaient bon espoir de recevoir une confirmation officielle de leur ligue régionale sur le fait que leurs 5 propositions aient pu être proposées puis votées lors de l’Assemblée Générale de la FFF du 12 mars 2021.

Une rapide visite sur le site de la FFF et l’examen du PV de cette assemblée de mars nous aura permis de voir qu’aucune trace des propositions de ces clubs régionaux ne figuraient au final dans les modifications aux textes fédéraux adoptés lors de l’Assemblée Fédérale du 12 mars 2021 (voir ci-dessous). Pourtant déjà un an que les clubs auront saisi leur ligue. De prime abord, il y a de quoi être soucieux. Laissons pourtant le pessimisme de côté. Il y a sans doute des raisons de croire que les choses pourraient avancer.

Effectivement, une longue vérification faite sur l’ensemble des PV depuis septembre 2020 et jusqu’à mars 2021: aucune mention des propositions des clubs de futsal de R1/R2 d’Auvergne-Rhône-Alpes. Qu’il s’agisse des différents PV du Comité Exécutif (12/02/21, 18/02/21, 30/12/20, 17/12/20, 25/11/20, 12/11/20, 22/10/20, 8/10/20, 9/9/20), du PV d’assemblée de la Ligue de Football Amateur (11/12/20), aucune mention des propositions du collectif des clubs d’Auvergne-Rhône-Alpes.

Il faudra en effet aller consulter le PV de la Commission Fédérale du Futsal du 7 octobre 2020, soit 1 semaine après la réunion de début de saison entre les clubs auvernorhonalpins et leur ligue (le 30 septembre), pour apprendre que la Laurafoot aura au final bien transmis à la Fédération les différentes propositions du collectif des clubs. Dans ce PV, la Commission Fédérale prend « connaissance des propositions de modifications règlementaires portées par la Ligue Auvergne Rhône Alpes qui ont été transmises aux différentes directions concernées ».

Ce sera lors du PV du 19 novembre 2020 que « la Commission prend connaissance des conclusions de la Commission Fédérale de révision des textes lors de sa réunion du mercredi 04 novembre sur les dernières propositions de modifications règlementaires portées par la Ligue Auvergne Rhône Alpes ». Que s’est-il passé ? Doit-on en juger que rien n’a été retenu, à en juger le PV d’AG de la FFF du 12 mars 2021?

Les différents PV du Bureau Executif de la LFA font état de la création d’un groupe de travail sur le futsal (6/11/2020), dont les « les résultats des travaux sont prévus pour fin février » (PV du 15/01/21), le Bureau Executif de la LFA, dans son PV du 4/03/21, prenant « connaissance des conclusions, et notamment des 70 propositions du groupe de travail, dont Jean-Pierre SABANI s’est fait le rapporteur (…) rappelant que la priorité reste la structuration des clubs (…)« . Si ce groupe de travail semble ne concerner que la D1 et la D2, pas sûr que 70 propositions ne concernerait que les clubs de l’élite. Serait-ce un groupe de travail constitué des seuls clubs de D1 qui seraient choisi comme force de proposition pour penser le futsal de demain avec les instances?

Un groupe de travail fédéral, ne comprenant pas de représentant de clubs régionaux ou départementaux, 70 propositions que personne n’a publiquement vu hormis ce même groupe de travail. Mystère. Les propositions du collectif des clubs d’Auvergne-Rhône-Alpes figurent t-elle parmi les 70 propositions du groupe de travail? Ou ne s’agit-il que de 70 propositions pour le futsal de l’élite de demain ? (il n’y aurait rien à dire). N’aurait-il pas fallu la présence d’acteurs du futsal autre que ceux situé en haut de la pyramide?: représentants de clubs régionaux et départementaux, représentant de Commission Futsal en région et/ou départements, médias, représentant de joueurs, d’arbitres ? N’aurait-il pas fallu lancer une grande consultation nationale, à l’heure de l’ère du numérique et de la visioconférence ?

Sauf erreur de notre part, aucune trace du rapport « Sabani » sur le site de la FFF. On ne peut tirer aucune conclusion hative. A t-il lui aussi été retoqué, vu le vide constaté dans le PV de l’AG de la FFF du 12 mars 2021? Au contraire, cela n’est t-il qu’une question de temps avant que la FFF n’entame une vraie révolution de sa gouvernance du football en salle, avec un réel bénéfice pour tous les clubs?

On pourra néanmoins regretter que ce rapport, s’il existe et si à portée nationale (pour tous les clubs de futsal), n’est pas le reflet de l’expression de tous les acteurs, et notamment de tous les clubs. Les clubs d’Auvergne-Rhône-Alpes, notamment, restent dans le flou sur le parcours et le devenir de leurs propositions, eux qui n’auront eu aucun retour à ce jour de la part de leur ligue, d’après les informations que nous avons. Est-ce seulement les 5 propositions qui ont été remontées, ou également celle réclamant le « vote futsal » en Assemblée de ligues par les seuls clubs de futsal?

Tous les clubs en général sont les grands perdants, eux qui n’ont pas de représentants ou d’associations de clubs pouvant donner un avis au sein des instances. Eux qui doivent suivre l’évolution et « admirer » la gouvernance de leur discipline « d’en bas », au travers d’un « plafond de verre » paraissant infranchissable.

Si les propositions des clubs d’Auvergne-Rhône-Alpes n’aboutissent pas, ces clubs auront de quoi nourrir à nouveau de la rancoeur. Si elles aboutissent, il aura manqué de la transparence, eux qui, d’après les entretiens que nous avons mené, n’ont, encore une fois, n’eut aucun retour de leur ligue ou de la Fédération.

Sacré héritage du centralisme. Sacrée verticalité.

Et alors? Qu’est-ce qu’il se passe après ?

Nous resterons vigilants sur les 5 propositions faites par les clubs de la Laurafoot. Notre modeste contribution était la moindre des choses à leur rendre. Cela fait un an, jour pour jour, que tous les clubs de futsal FFF de France, et notamment de la Laurafoot, n’auront joué aucun match en compétition officielle. Un an à ne plus voir de ballons rouler sur les parquets et d’émotions partagées.

Recevoir comme cadeau d’anniversaire la non-reprise des compétitions est une chose. Passons pour l’éventuel non remboursement de licences de joueurs n’ayant pas joué une seule minute de matchs en 2020-2021. Vaste sujet qui ne manquera pas de faire réagir. La période de pandémie traversée actuellement devrait permettre à tous, clubs et instances, de pouvoir réellement penser l’avenir ensemble, car la solution pour un meilleur football en salle devrait bénéficier du concours de tous.

Le centralisme, la verticalité ne peut plus avoir lieu d’être. Place à une gestion concertée. D’autres pays l’ont vite compris (Russie, Italie, Algérie, Brésil, Espagne …) en confiant, dès le départ ou dans un second temps, les rênes de la gestion de leur futsal à des techniciens historiquement spécialistes du futsal, au sein d’organes spécifiques (organes affiliés ou indépendants au sein des fédérations de foot, ligues/associations indépendantes extérieures sous tutelle ou en association avec la FFF …). C’est à notre sens la seule solution. Meilleure gestion, meilleure promotion, meilleure développement. Les exemples à l’étranger en atteste. Une association de clubs de foot en salle français? Une Ligue de Futsal? Nous verrons… Un sujet à lui seul.

Pour l’instant, le risque de ce centralisme, des décisions toutes prises à Paris, du manque de transparence, c’est celui d’entrainer un sentiment de dépossession ressenti par de nombreux clubs, parfois plus vieux que le futsal FFF. Pourquoi chercher et parler de professionnalisation à tout prix, alors que les règlements du futsal (issu du foot à 11) ne sont mêmes pas acceptés et semblent être subis par les clubs, selon eux? Il y a bien plus important que de faire du foot en salle un produit.

Ce centralisme des décisions?: à notre sens un jeu à double-tranchant. Si le centralisme et la verticalité continuent et persistent, dans un contexte de défiance de la hiérarchie, il risque d’y avoir un « effet boomerang » aussi soudain qu’imprévu pour les décideurs.

Si cette lassitude des clubs n’est pas stoppée avec un peu plus de concertation et de démocratie, en associant tous les acteurs à penser le « futsal de demain » avec les instances, la conséquence pourra être à l’inverse des effets escomptés: celle de voir filer un grand nombre de clubs vers l’autre fédération (l’AFF), ou au pire, que les clubs finissent par se saborder pour mieux disparaître.

La période de pandémie actuelle devrait porter à plus de réflexion et de dialogue, et ne plus considéré les clubs de foot en salle affilié à la FFF de manière paternaliste. Ne plus calquer les règles du foot à 11 au futsal. Les instances, qui s’impatientent peut-être de voir les clubs pro à 11 se jeter à corps perdu sur la discipline (une simple activité de complément pour leurs jeunes), devraient au contraire miser à fond sur ces (petits) clubs spécifiques qui jouent (pour l’instant) toujours la carte de la fidélité et de la confiance envers l’instance gérant le football tricolore. Des clubs passionnés qui continuent à miser sur le futsal version FIFA. Ces mêmes clubs qui ont depuis bien longtemps accepté ce foot en salle pensé pour eux, sans eux, depuis Paris ou depuis le siège de leur ligue… Jusqu’à quand ?

La gestion du futsal FFF, c’est pas du gâteau. Le « développement harmonieux et une gestion concertée du futsal », tel doit être le seul crédo.

Sacré centralisme. Sacrée verticalité.


Sources:

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